Ma note: 8/10
*** Film excellent, complétement déjanté, givré, bizarre, délirant et surtout jouissif, sur le monde de la drogue! Johnny Depp et Benicio Del Toro sont époustouflants!!! ***
Synopsis:
A travers l'épopée à la fois comique et horrible vers Las Vegas du journaliste Raoul Duke et de son énorme avocat, le Dr. Gonzo, évocation caustique et brillante de l'année 1971 aux Etats-Unis, pendant laquelle les espoirs des années soixante et le fameux rêve américain furent balayés pour laisser la place à un cynisme plus politiquement correct.
Date de sortie : 19 Août 1998
Réalisé par Terry Gilliam
Avec Johnny Depp, Benicio Del Toro, Tobey Maguire
Film américain. Genre : Comédie dramatique, Aventure
Durée : 1h 58min. Année de production : 1998
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : Fear and Loathing in Las Vegas
Secrets de tournage:
Des réalisateurs pressentis
Avant Gilliam, d'autres réalisateurs furent pressentis, dont Martin Scorsese, Jack Nicholson, Dan Aykroyd, John Belushi et Alex Cox.
Gilliam le rapide
La première mouture du scénario fut écrite en dix jours, et le tournage ne dura que cinquante jours.
Un vieux projet de dix ans
Cela faisait dix ans environ que Terry Gilliam cherchait à adapter Las Vegas parano, écrit par Hunter S. Thompson, et qui parut tout d'abord par épisodes dans le magazine Rolling Stone, en novembre 1971. Ce roman fut le point de départ du "Gonzo journalisme".
Citations:
« Bazooka circus est l'endroit que l'élite fréquenterait tous les samedis soirs si les nazis avaient gagné la guerre... On était en plein VI Reich. »
« Prototype personnel de Dieu, mutant à l'énergie dense jamais conçu pour la production en série, trop bizarre pour vivre et trop rare pour mourir. »
« Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d'être un homme. »
« On avait 2 sacs bourrés d'herbe, 75 plaquettes de mescaline, 5 feuilles complètes d'acide en buvards, une salière à moitié pleine de cocaïne, une galaxie multicolore de remontants, sédatifs, hilarants, larmoyants, criants, plus une bouteille de téquila, une bouteille de rhum, une caisse de bière, un demi litre d'éther pur, et deux douzaines de Poppers. Non qu'on ait eu besoin de tout ça pour le voyage, mais quand on démarre un plan drogue, la tendance, c'est de repousser toute limite. »
« Mon seul souci dans tout ça, c'était l'éther. Je ne connais rien au monde de plus pitoyable, et irresponsable, et dépravé, qu'un étheromane en vadrouille... et je savais qu'on y viendrait avant longtemps... »
« Oh tiens regarde!...Y a deux bonnes femmes qui baisent un ours polaire ! »
« Le chien a baisé le pape. C'est pas ma faute ! »
« On va pas s'arrêter ici. C'est le pays des chauve-souris ! »
« Commande des chaussures de golf. Autrement on sortira pas d'ici vivants. Impossible de marcher dans ce bourbier... On n'aura pas prise. »
« Pitié ! Dis leur de mettre leurs putains de chaussures de golf ! »
« Ce mec là... Il nous ment ! Je l'ai lu dans ses yeux. »
« On vous paie pour baiser avec l'ours polaire ? »
« Ether démoniaque ! Ca vous fait vous comporter comme l'ivrogne du village dans un roman irlandais. C'est la perte complète de toute capacité motrice. Vision brouillée, perte d'équilibre, langue pateuse. L'esprit se replie avec horreur incapable de communiquer avec la colonne vertébrale. Ca rend le phénomène facinant. Vous pouvez vraiment vous regarder avoir cet horrible comportement mais vous ne pouvez rien contrôler. »